Le départ du conscrit
(1810)
Je suis un pauvre conscrit
De l'an mil huit cent dix
Faut quitter le Languedoc
Avec le sac sur le dos.
Le Maire et aussi le Préfet
N'en sont deux jolis cadets
Ils nous font tirer au sort
Pour nous conduire à la mort.
Adieu donc chers parents
N'oubliez pas votre enfant
Écrivez lui de temps en temps
Pour lui envoyer de l'argent.
Adieu donc chères beautés
Dont nos coeurs sont enchantés
Ne pleurez point notre départ
Nous reviendrons tôt'z ou tard.
Adieu donc mon tendre coeur
Vous consolerez ma soeur
Vous y direz que Fanfan
Il est mort z'en combattant.
Qui qu'a fait cette chanson
N'en sont trois jolis garçons
Ils étions faiseux de bas
Et à c't'heure ils sont soldats.
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